Les beaufs règnent !
(Bourdin, verset 1)
Ils sont là depuis longtemps, tapis dans l’ombre. Ils savaient depuis longtemps que leur heure viendrait. Ils savaient qu’un jour, les SUV seraient à la mode, que Jean-Jacques Bourdin ferait trembler les plus grands, qu’ils pourraient un jour écraser de leur infatuité crasse les autres, tous les autres ; pas lors d’un barbecue sur la terrasse d’un f2, ni lors d’un cocktail mondain ; ils auraient un media qui leur permettrait de dominer toute pensée, toute réflexion, et ils seraient accompagnés de leurs frères beaufs, avec qui ils s’échangeraient leurs arguments-massue pour mieux écraser les gens normaux à grands coups de connerie ultra concentrée.
Pour eux, l’ère de la révélation est venue. Tous ces blogs ! Tous ces sites d’information ultra populaires, peuplés de milliers de visiteurs ; tous prêts à venir lire leurs conneries de beaufs, assénées comme des vérités ultimes, doublées d’insultes et de sarcasmes noyant les pauvres hères qui osent contester la suprématie de leur non-pensée. Le paradis des beaufs est né, et ce paradis, c’est le web 2.0 !
J’adore